La fête de Pentecôte (20 mai) nous rappelle l’effusion de l’Esprit sur les croyants (Actes 2, v.1-13), 50 jours après la résurrection du Seigneur Jésus (fin des quatre évangiles), et 10 jours après son ascension au ciel (Actes 1, v.9). Juste avant, il est d’ailleurs écrit que Jésus avait promis à ses disciples la venue de ce Saint-Esprit : ‘Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, …’ (Actes 1, v.8a).

L’événement de la venue de l’Esprit à Pentecôte marque le début officiel de l’Eglise, en tant que Corps de Christ, de communauté chrétienne.

Le Saint-Esprit qui habite le/la chrétien(ne) permet de vivre une vie renouvelée par la présence de Dieu en lui/elle : ‘Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair’, écrit l’apôtre Paul (Galates 5, v.16).

Et c’est aussi l’Esprit, en tant que troisième personne divine, qui met dans les chrétiens l’unité voulue par le Père, et scellée par le Fils. On pourrait dire que le Saint-Esprit cimente les chrétiens entre eux, en les équipant par des dons : ‘Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de services, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune’ (I Corinthiens 12, v.4-7).

Mais apparemment, il n’est pas toujours évident de rester unis, en tant que chrétiens habités par l’Esprit, puisque Paul écrit aussi : Efforcez-vous de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix’ (Ephésiens 4, v.3).

L’unité de l’Esprit est donc bien là, mais il est demandé de la ‘conserver’ (la ‘maintenir’, autres traductions du NT), et pour cela il faut ‘s’efforcer’, l’original grec indiquant l’idée de zèle, de soin, de désir ardent. Et cela se fait ‘en toute humilité et douceur, avec patience’ (v.2a), et même en ‘se supportant les uns les autres avec amour’ (v.2b). Les ingrédients pour lunité de lEsprit sont là : humilité, douceur, patience, amour, et puis aussi paix (‘par le lien de la paix’).

Qu’en ce temps de Pentecôte, cela puisse être une réalité pour l’Eglise Evangélique Baptiste de l’Orléanais ; mais également pour chaque période de l’année !

Christophe Hahling, pasteur

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