paix« En effet, un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix ». (Esaïe 9, v.5).
Dans l’annonce par l’ange Gabriel à Marie de la naissance de son fils en Luc 1, v.32-33, il est fait référence implicitement à ce verset du prophète Esaïe 9, v.5.
Par conséquent, Noël (la naissance de Jésus) parle de l’émergence et de la venue – entre autres noms qui lui sont donnés – du ‘Prince de la paix’.
Au début de son ministère terrestre, dans la septième de ce qui est appelé les béatitudes, Jésus dit : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! » (Matthieu 5, v.9).
A la fin de son ministère terrestre, dans ce qui est appelé le discours de la chambre haute, Jésus dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne se laisse pas effrayer. » (Jean 14, v.27).
Jésus-Christ est venu apporter la paix, il incarne en sa personne la paix.
Et il demande à ses disciples (ceux qui le suivent, donc aussi nous les chrétiens) de procurer la paix, d’être des artisans de paix.
« Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix. Seigneur, fais de nous des bâtisseurs d’amour. » Cette prière bien connue de St-François d’Assise, puissions-nous la faire nôtre, aussi (et en particulier) en ces temps de Noël, et à la suite des attentats du 13 novembre dernier, qui ont secoué notre pays.
Oui, en tant que chrétiens, disciples du Christ, prince de la paix, puissions-nous propager cette paix autour de nous, qui n’est pas comme le monde donne, à savoir une paix fragile, absence de guerre ou de conflit seulement, mais une paix réelle, durable, profonde (puisque ancrée dans le Christ), qui est aussi la sérénité, le bien-être, l’harmonie, bref ce que l’hébreu appelle le shalom.
D’ailleurs, le prophète biblique Jérémie, déjà six siècles avant Jésus-Christ, n’avait-il pas exhorté ses contemporains, exilés en pays babylonien (donc des immigrés en terre d’asile) : « Recherchez le bien-être (la paix : shalom) de la ville où je vous ai exilés et intercédez auprès de l’Eternel en sa faveur, parce que votre propre bien-être (votre paix : shalom) est lié au sien » (Jérémie 29, v.7) ? Et quelques versets plus loin, cette parole pleine de réconfort et d’espérance : « En effet, moi, je connais les projets que je forme pour vous, déclare l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » (Jérémie 29, v.11).
Noël, c’est l’espérance du monde, la venue du prince de la paix, Jésus-Christ, fils de Dieu. Alors, dans notre monde si désespéré, annonçons-là, cette espérance !

Christophe Hahling, pasteur

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