L’actualité ne cesse de parler de migrants, ou de réfugiés. On parle aussi des émigrés, des immigrés, des exilés, des étrangers. Un réfugié cherche refuge ailleurs que chez lui.
Il y a les réfugiés politiques, persécutés pour des raisons politiques (opposés au régime en place), religieuses (car pratiquant une religion interdite par le régime, comme par ex. des chrétiens), ou idéologiques, fuyant un pays en guerre ou en crise, ou un régime totalitaire, une dictature.
Il y a les réfugiés économiques, fuyant la pauvreté et la misère économique ou sociale de leur pays ou de leur contrée.
Il y en a qui se sont réfugiés ailleurs à la suite d’une catastrophe naturelle : inondation, tempête, ouragan, cyclone, éruption volcanique, tremblement de terre, tsunami.
Et il y a aussi les réfugiés climatiques qui, eux, ont dû fuir leur pays à cause du changement (réchauffement) climatique, comme par ex. la montée des eaux sur leur île, ou l’avancée du désert.
Et il y a enfin ceux qui ont dû quitter leur maison suite à une catastrophe technologique, comme par ex. les radiations d’une centrale nucléaire (Tchernobyl, Fukushima).
Peut-on/doit-on distinguer les réfugiés, doit-on les mettre dans une catégorie, afin de soit les recevoir, soit les renvoyer chez eux ? En tant que chrétiens, nous devons dire non à cette question. En effet, la Bible est remplie de récits de migrants : Adam et Eve, Caïn, Noé, Abram, Lot, Jacob, Joseph, les frères de Joseph, Moïse et le peuple d’Israël, Daniel, Esther, Jésus et ses parents, les premiers chrétiens après la persécution, certains apôtres. Un livre de la Bible est même appelé l’Exode. L’agriculteur israélite devait déclarer : ‘Mon ancêtre était un Araméen errant’ (Dt.26 :5). En tant que chrétiens, nous sommes donc tout simplement appelés à accueillir les étrangers qui viennent chez nous, et il me semble quelle qu’en soit la raison. ‘Vous aimerez l’étranger, car vous avez été étrangers en Egypte’ (Dt.10 :19). Jésus, quant à lui, a déclaré : ‘J’étais étranger, et vous m’avez accueilli, …’ (Mt.25 :35). C’est clair, c’est dit et écrit !
En fin de compte, nous sommes toutes et tous des migrants, étant ‘étrangers et voyageurs sur la terre’ (Héb.11 :13 ; I Pi.2 :11). ‘En effet, ici-bas, nous n’avons pas de cité permanente, mais nous recherchons celle qui est à venir’ (Héb.13 :14).
Par conséquent, en attendant cette cité à venir, ‘accueillez-vous donc les uns les autres comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu’ (Rom.15 :7).
Puissions-nous donc, dans les débats qui agitent actuellement notre société, apporter et vivre cette Parole qui vient de Dieu, avec amour, avec joie, et dans la paix du Seigneur !
Christophe Hahling, pasteur

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