‘Celui qui est la Parole est devenu homme, et il a vécu parmi nous’

imagesCette parole bien connue du prologue de l’Evangile (Jean 1, v.14, trad. Bible du Semeur) décrit très bien ce qu’est Noël : la venue parmi les hommes de Jésus, la Parole (le ‘Logos’, en grec), ainsi que sa vie sur la terre.
Pour ceux qui sont habitués au langage biblique et théologique, cela paraît une évidence. Mais pour ceux à qui ce texte de l’évangéliste était adressé (les Juifs et les Grecs du premier siècle), c’était une vraie révolution. Car le fait de savoir que le Logos, considéré comme une entité abstraite gérant le monde, ou un principe divin, que ce Logos donc, puisse devenir un homme, et vivre parmi les humains, était vraiment une affirmation qui dépassait l’entendement humain et bouleversait toutes les conceptions que les gens pouvaient avoir de la divinité ou de la force supérieure qu’ils vénéraient.
Et aujourd’hui, en décembre 2016 ap. J-C ? Nos contemporains peuvent-ils réaliser la portée d’une telle parole ? Car ce qu’elle représente est tout simplement prodigieux !

En effet, dire que Dieu (par la personne de son Fils, Jésus-Christ) est devenu un homme, cela donne un formidable espoir à notre monde (et à nous-mêmes, qui l’habitons).
Car cela signifie que le Créateur de l’univers, le Dieu tout-puissant et trois fois saint, n’est pas resté dans son ciel de gloire, mais qu’il a daigné venir partager la condition humaine, entachée de mal, de violence et de méchanceté, mais aussi de maladies, de souffrances et de désespoir. Oui, cela veut dire que Dieu s’intéresse à nous les humains, qu’il n’est pas indifférent à ce que nous vivons, et par conséquent qu’il nous aime.
Et le fait de savoir qu’après être venu (Noël célèbre sa venue sur terre), il ait vécu parmi les hommes, qu’il ait ‘planté sa tente’ (car le verbe traduit par ‘vécu / habité parmi nous’ pourrait être traduit par ‘planté sa tente parmi nous’ / ‘tabernaclé’), nous montre aussi qu’il connaît pleinement la condition humaine, qu’il n’est donc pas déconnecté de nos réalités, mais bien conscient de la vie sur terre. Et cela, c’est vraiment rassurant !

Merci à notre Seigneur d’être venu habiter parmi les hommes que nous sommes, et merci de sa preuve d’amour sublime envers nous, en portant sur la croix le poids de nos fautes.
Joyeux Noël, avec l’assurance de la présence de Dieu avec nous et en nous !

Christophe Hahling