Regardons toujours Jésus. C’est lui qui fait naître la foi et la rend parfaite. Il a accepté de mourir sur une croix sans avoir honte. En effet, il voyait d’avance la joie qu’il allait recevoir, et maintenant, il est assis à la droite de Dieu’ (Héb.12 :2, trad. Parole de vie).

Regarder l’avenir peut paraître sombre pour beaucoup de nos contemporains, qui passent pas des grands moments de difficulté : chômage, pauvreté, maladie, relations brisées, etc… Tout ceci n’invite pas à la réjouissance ou à la sécurité. Comment en effet établir des projets (surtout pour les jeunes), dans ces conditions-là ? Allons-nous, en tant que chrétiens, tomber dans la sinistrose comme nous le rabâchent assez souvent les médias ?

La Bible nous invite à regarder à Jésus car, dit-elle, ‘c’est lui qui fait naître la foi et la rend parfaite’. Or qu’est-ce que la foi ? La foi, c’est croire en Dieu, c’est lui faire confiance. Et ‘croire en Dieu, c’est une façon de posséder déjà les biens qu’on espère, c’est être persuadé que les choses qu’on ne voit pas existent vraiment’ (Héb.11 :1, trad. Parole de vie). D’autres traductions de la Bible parlent d’’assurance (des choses qu’on espère)’ et de ‘démonstration (de celles qu’on ne voit pas)’.

Avoir la foi en Dieu, c’est donc avoir l’assurance qu’il est là, qu’il contrôle toute situation de la vie, même celle qu’on espère, et c’est aussi une démonstration et une persuasion que les choses qu’on ne voit pas existent pourtant vraiment, et ceci toujours pour la même raison : parce que Dieu est là, il n’est pas indifférent à nous, il s’occupe de notre présent et de notre avenir (comme d’ailleurs il s’est occupé de notre passé, et qu’il nous a gardés et aidés à le traverser).

Celui ‘qui fait naître la foi’ (ou qui en est ‘l’auteur’, selon d’autres traductions), c’est Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Mais pour cela, il a fallu qu’il ‘accepte de mourir sur une croix sans avoir honte’, en d’autres termes : il a fallu qu’il accepte de passer par une épreuve terrible, celle non seulement de la souffrance physique, mais aussi psychologique, car en étant cloué au bois, Jésus a pour un court instant été séparé de son Père, puisqu’il a porté sur lui le poids des péchés de l’humanité !

Vendredi-saint nous a rappelé cette mort ignominieuse de Jésus pour nous, êtres humains pécheurs. Elle est la démonstration parfaite de la justice et de l’amour de Dieu, elle en est la quintessence. Mais ensuite, heureusement, il y a Pâques ! En effet, la résurrection de Christ est le plus formidable antidote à nos déprimes, nos angoisses, nos peurs quant à l’avenir. Car Pâques, c’est la fête de la vie, de l’avenir, des projets, de l’espérance ! Et les baptisés de ce jour-là (1er avril) dans notre église en sont une preuve vivante, encourageante et réjouissante.

Par conséquent, regarder à Jésus (comme nous y invite ce verset du début), c’est regarder vers l’avenir sereinement, c’est pouvoir établir des projets en comptant sur lui et en s’attendant à sa direction, sa protection, son conseil, … même en des temps de crise. Le Christ n’a-t-il pas promis d’être tous les jours avec nous, jusqu’à la fin du monde (Matt.28 :20) ?

Jésus ‘s’est assis à la droite de Dieu’, et il promet la joie à ceux qui lui font confiance, car il nous promet tout simplement sa présence en toute circonstance.

Regardons donc avec confiance et sérénité vers le Dieu de la vie !

Christophe Hahling, pasteur

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